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Le vol d’initiation en planeur

Au printemps, le ciel retrouve le bleu et les cumulus. Les planeurs, eux, retrouvent la piste, le treuil, le remorqueur. Tout au long de la saison, les vélivoles vont recevoir des candidats à un « vol d’initiation », une découverte du vol en planeur, du vol à voile. Guidé par un instructeur ou simplement par un pilote qualifié pour emmener un passager, ce candidat va passer un bon moment sur l’aérodrome pour voler 30 à 40 minutes dans le silence seulement troublé par le bruit de l’air sur les ailes.

Ce grand moment du premier vol mérite d’être préparé, décrit et guidé « par ceux qui savent » afin d’en décupler le plaisir de celui qui découvre. Car le vol d’initiation en planeur peut être techniquement réussi et psychologiquement raté. Entre le pilote qui veut montrer qu’il en est un ou le pilote scientifique qui assomme son passager d’équations et de points de polaire, le baptême de l’air en planeur est parfois loin de la simple magie de voler comme un oiseau. Un écueil qui peut fabriquer un passager déçu ou effrayé par ce qu’il devra apprendre, quand ce n’est pas le sentiment d’avoir dérangé une confrérie bien hermétique…

Ce petit livre, signé Jean Molveau, journaliste et vélivole, publié aux éditions Cepaduès est d’ailleurs plutôt un livret en raison de son petit format, se développant sur 60 pages agrafées, bien illustré. Visiblement, on n’a pas recherché le luxe, mais le côté pratique : solide, il tient dans la poche et résume les connaissances suffisantes pour comprendre le moment magique qu’on va vivre.

Car c’est bien le contenu qui importe en l’occurrence. Voilà une approche du monde vélivole intelligente, simple et concrète. Ce livret est l’outil qui manquait à l’accueil sur le terrain, des curieux, de ceux qui veulent en savoir plus sur ce sport et l’essayer. Connaissances de l’aérodrome, du planeur, du cadre légal, des compétences du pilote et du déroulement d’un vol étape par étape, des possibilités offertes par le vol à voile, des performances, sont décrits en langage clair, sans jargon, avec seulement les termes essentiels à la compréhension du vol.

Si ce livret est destiné à celui ou celle qui va effectuer son premier vol en planeur, il semble également essentiel qu’il tombe entre les mains des pilotes qui « baptisent » régulièrement. Il leur fournira le fil de la préparation du vol sans noyer le passager sous un déluge de termes abscons ou de notions qui échappent au néophyte. Il leur permettra de répondre simplement aux questions posées, fera du pilote un bon ambassadeur du vol à voile amenant le « baptisé » à transformer l’essai et, pourquoi pas ? prendre une licence au club.

Enfin, glissé l’air de rien entre les mains de jeunes en recherche d’un sport pas comme les autres, ce livret devrait être un accoucheur de passions futures. Son aspect, d’abord modeste prend là tout son intérêt : il est facile à faire circuler. Espérons qu’il sera bien exploité par les clubs soucieux de leur avenir et de l’accueil des nouveaux venus…   RG

Le vol d’initiation en planeur, par Jean Molveau, Cépaduès éditions.

« Vieilles Plumes » n° 26 est disponible

Le magazine 2017 « Vieilles Plumes » (n° 26) de la Commission historique de la Fédération française de vol à voile est disponible pour une commande en ligne.

Les amateurs d’histoire du vol à voile vont y trouver un dossier signé Michel de La Burgade sur le thème « Olympisme et vol à voile », retraçant les tentatives d’inscrire la compétition planeurs parmi les sports olympiques dans la période de l’entre-deux-guerres. Illustré de nombreuses photos, le dossier porte le sommaire suivant:

  1. Prologue
  2. Les orientations du mouvement olympique
  3. La genèse du planeur olympique
  4. Le choix du Meise
  5. Les successeurs du Meise
  6. La reprise du vol à voile en France

Format 21 x 29,7 cm, 80 pages couleurs , couverture souple.        25,00 € + port

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Dans les remous avec Joseph Thoret, aviateur et artiste

 

S’il fait partie de l’épopée de la naissance de l’aviation, Joseph Thoret (1892-1971) possède sa propre légende dans le milieu aéronautique. Sans doute son caractère direct et sans fioritures y est-il pour quelque chose mais sa trace dans le ciel se remarque surtout par ses expériences de vol en conditions particulières.

Joseph Thoret a cru très tôt aux caractéristiques aérologiques des régions de relief. Il soutient dès les années 1920 qu’une bonne connaissance des mouvements permettrait de sauver des équipages pris dans la tempête ou effrayés par la proximité des montagnes. Il va donc « y aller voir » lui-même puis, convaincu de la validité de ses expériences, va les enseigner dans sa fameuse « école des remous », à Istres.

Il éduque les pilotes à voler hélice calée dans les ascendances de pente favorables, évitant les mortels remous sous le vent, explore des sites en France, aux Alpilles, et en Afrique du Nord, à Biskra notamment. Personnage haut en couleurs, il a reçu maints surnoms, de « Thoret Tempête » à « Thoret Mont-Blanc » illustrant ses exploits.

Sa biographie, signée Lionel Pastre, nous révèle ce personnage tout d’un bloc mais attachant qui, abandonnant l’aviation pour la peinture s’installe dans les Alpilles pour coucher la beauté du site sur la toile sur la fin de sa vie.

Thoret Tempête, par Lionel Pastre. 274 pp. 29,00 euros.

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SIREN C30 – C30S – C34 EDELWEISS, un planeur champion du monde

En janvier 1963, l’Équipe de France de Vol à Voile part pour l’Argentine afin d’y participer au Championnat du monde qui se déroule à Junin, à quelques centaines de kilomètres à l’est de Buenos Aires. Elle est équipée du tout nouveau planeur de performances français, le C 30 Edelweiss, construit par la SIREN et conçu par Jean Cayla, l’ingénieur à qui l’on doit également les fameux planeurs Breguet 901 Mouette, 904 Nymphale, 905 Fauvette et 906 Choucas.

Deux fois champion du monde, en 1954 et 1956, le Breguet 901 devait connaître un successeur, ce fut le SIREN C 30 S. Second au championnat mondial de Junin, l’Edelweiss permet deux ans plus tard à François-Louis Henry de remporter les Championnat du monde de classe standard, en 1965 à South Cerney (Grande-Bretagne).

L’Edelweiss a été le premier planeur français à pilotage allongé, le premier construit en matériau composite («sandwich» bois-klégécel) et le premier planeur de la SIREN, son constructeur. Il cumulait innovation technologique, élégance de lignes et performances. Il est entré parmi les planeurs mythiques du vol à voile français notamment en raison de ses qualités de vol et de son pilotage extrêmement agréable. Il est l’un des derniers représentants de l’industrie vélivole nationale avant le déferlement des planeurs « plastiques » allemands…

Des Edelweiss volent encore pour d’heureux propriétaires qui peuvent pratiquer le grand tourisme aérien à son bord en goûtant au plaisir de son pilotage exceptionnel et à ses performances encore honorables.

Cet ouvrage retrace l’origine des études menées par Jean Cayla pour l’Edelweiss, sa construction, ses succès sportifs et son utilisation dans les clubs, illustré de nombreux documents, dessins et photos. Il est aussi un hommage à Jean Cayla et un retour sur le sport vélivole des années 1960.

Auteur : Roger Gaborieau.

Editions : Bleu Ciel diffusion, Le Creusot.

Format 21 x 29,7 (A4), 120 pages, broché. 28 € + port.

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LE CAP 10 B N°1 VOLE A BERNAY

Le premier CAP 10b de série, construit en 1969 par les ateliers de la CAARP (Avions Mudry), à Bernay (Eure),  a passé 27 années au sein de l’Armée de l’Air, principalement à l’École de l’Air, à Salon-de-Provence, avant d’être retiré du service et vendu par le Service des Domaines en 1996.

Acheté par un particulier, il a peu volé et et même resté sans voler au cours de ces huit dernières années. L’Aéro-Club de Bernay en a fait l’acquisition, l’a restauré et remis en vol à la fin août 2017, nous apprend Régis Biaux sur le site Aéroforums. Le n° 1 F-GPPM, côtoie le n°315, F-HEBV, devenu CAP 10C au sein du même aéro-club.

Sous les couleurs, le n° 1 portait les codes VS puis VC. Ce retour au sources est aussi un bel hommage à Auguste Mudry, disparu il y a 10 ans et qui aurait eu 100 ans cette année.

(Photos de Régis Biaux et collection R. Biaux)

VIEILLES PLUMES, La revue de la commission historique du Vol à voile disponible chez vous

 
Grâce à un accord avec la Fédération française de vol à voile (FFVV), la revue « Vieilles Plumes », éditée par sa Commission historique, est désormais disponible sur notre site.
 
Cette revue annuelle est une mine d’informations sur l’histoire du vol à voile. Elle publie les recherches et articles réalisés par les membres de la Commission historique de la FFVV et traite en particulier d’un dossier principal qui compose le thème du numéro. Publiée sous une nouvelle présentation, plus « professionnelle » depuis 2016, elle met en valeur ces recherches, richement illustrées grâce aux archives de la commission et celles du musée Espace Air Passion, d’Angers.
 
Dans un premier temps, le n° 25 (2016) est disponible. Il présente l’histoire du planeur Arsenal AIR 100 et celle du concours national US de Wichita Falls, en 1947, où les Français et l’Air 100, avec Eric Nessler et Adrien Valette, le SO-P1 avec Paul Lepanse et le Nord 2000 avec Paul Didion, ont honorablement défendu les couleurs. Un dossier sur le SO-P1 complète le thème et un article consacré à Antoine Bourdarot vient conclure ce numéro.
 
Le n° 26, titré « Olympisme et vol à voile » sera disponible fin après le congrès de la Commission, prévu début décembre.
 
Le numéro : 25 € + port.

LE cap 232 n°18 AU MUSÉE D’ANGERS

Le CAP 232 n° 18 Charlie Alpha, ancienne monture de l’Équipe de voltige de l’armée de l’Air (EVAA), vient de trouver sa place dans l’Espace Air Passion, à Angers-Marcé. Entré dans les collections du musée angevin il y a quelques années, il avait été stocké en attendant d’être exposé à l’admiration des visiteurs.

Jusqu’au début des années 1980, l’EVAA se présentait en compétition sur le célèbre CAP 20 de Mudry. Au début de l’année 1984, l’armée de l’Air demande à la société Mudry d’étudier un avion répondant aux exigences de la compétition moderne, pour remplacer les Cap 20 standard. Le Cap 230 voit ainsi le jour. Il participe au championnat du Monde 1986 sous les couleurs de l’Equipe de voltige de l’Armée de l’air et au championnat d’Europe 1987. En 1988, lors du championnat du Monde au Canada, nos pilotes ont remporté deux médailles d’or et trois de bronze.

La course à la puissance voit ensuite arriver le CAP 231 sur lequel en 1990 l’EVAA est championne du Monde. Puis en septembre 1999, l’EVAA est équipée de Cap 232, avion qu’elle gardera jusqu’en août 2005 avant de le remplacer par l’Extra 330 sur lequel elle se produit actuellement.

Le n°18 CA est une magnifique machine de voltige de 300 ch qui complète bien la présentation du CAP 10 n°6 déjà exposé dans le musée. Tous deux témoignent du talent de la regrettée maison Mudry, de Bernay (Eure) dont les avions ont accumulé les podiums dans les rencontres internationales.

Angers- Marcé : QUAND LES ARCHIVES S’EXPOSENT

Espace Air Passion présente pour la première fois au grand public, une exposition temporaire dédiée à son centre d’archives et ses richesses dans le hall d’exposition de l’Espace Air Passion, à Angers Loire Aéroport. Cette exposition exceptionnelle est proposée pendant les vacances d’été, du samedi 1er juillet au jeudi 31 août 2017.

Par le biais de 18 panneaux explicatifs, les visiteurs partent à la découverte des richesses et raretés préservées par l’association (plans, photographies, manuscrits, livres, revues…). Les archives sont présentées par thématiques (construction, aérostation, vol à voile, aéromodélisme…) et périodes historiques. Le fonctionnement du centre des archives est expliqué.

C’est aussi l’occasion de découvrir les différentes utilisations des documents et de l’intérêt de conserver ce pan du patrimoine français.

Une visite guidée « Archives Aéro » le mardi

Une visite guidée dédiée à cette exposition « Archives Aéro » et de la salle des archives est programmée chaque mardi (sauf le 15 août), de 10h30 à 12h00. Sur réservation (info@museeaviation- angers.fr ou 02 41 33 04 10). Nombre de places limité (10 personnes).

Le musée conserve une des plus importantes collections d’archives aéronautiques de France et d’Europe. Le centre de documentation est accessible aux historiens, journalistes, étudiants ou passionnés. Le fonds réunit une bibliothèque de plus de 10 000 références, 350 titres de presse du XIXe au XXe siècle, 200 000 clichés, 600 liasses de plans. L’ensemble représente 3 000 mètres linéaires.

Créé en 1981 et implanté depuis septembre 2000 sur la plate-forme d’Angers Loire Aéroport, Espace Air Passion expose sur 3 500 m2 des avions, des planeurs ayant marqué l’histoire de l’aviation, certains très rares, voire uniques au monde. Il vise à faire vivre notre patrimoine aéronautique et offrir rêve et plaisir au public. Ouvert en particulier vers les familles, Espace Air Passion a reçu le 6 mars 2013 le label qualité tourisme.

Conditions d’accès :

Ouverture du mardi au samedi, de 10 h00 à 12 h00 et de 14 h00 à 18 h00, le dimanche de 10 h00 à 12 h00 et de 15h00 à 19 h00. Fermé le lundi.

Tarifs : Plein tarif 6 €, tarifs réduits 3 € (chômeurs, étudiants, handicapés, enfants de 7 à 18 ans), Cezam 5 €, Pass Famille 15 €. Le billet d’entrée permet la visite de l’exposition temporaire, de la collection permanente et des ateliers de restauration.

Le Moynet 360-6 JUPITER Grand Prix du patrimoine 2017

Arrivé en fin de restauration à l’état de vol, le Moynet 360-6 Jupiter d’Angers vient d’obtenir le Grand Prix du Patrimoine 2017 – Coupe GIFAS, décerné par l’Aéro-Club de France et le Groupement des industries françaises de l’aéronautique et de l’espace.

Exemplaire unique en état de vol, le Moynet 360-6 Jupiter n° 01  F-BLKY est entré en restauration au Musée régional de l’Air, Espace Air Passion d’Angers-Marcé il y a une dizaine d’années. Débarrassé de son matériel d’essais, ausculté de fond en comble, repeint à neuf selon sa livrée de 1964, le Jupiter a connu récemment ses premiers essais moteurs. Ce bimoteur d’affaires de formule push-pull et de deux fois 295 ch est l’œuvre de André Moynet, ingénieur, inventeur, ancien du Normandie-Niemen et homme politique.

S’il n’a pas trouvé de débouché industriel à son avion construit à trois prototypes par Matra, André Moynet n’en avait pas moins réalisé une machine magnifique, très pure et beaucoup plus performante que ses homologues américains.

Les efforts de l’équipe d’Angers-Marcé constants et réguliers pour redonner son prestige à ce bel avion se voient ainsi justement récompensés. On attend avec impatience les premiers vols et les présentations en meeting du Jupiter, un autre symbole du savoir-faire aéronautique français.

Un planeur mythique, le C 30 S Edelweiss

Le SIREN C 30 S  Edelweiss est l’un des derniers planeurs produits par l’industrie aéronautique française à avoir décroché un titre mondial. Dessiné et conçu par Jean Cayla, « père » des Breguet 901 et 904 notamment, l’Edelweiss est resté dans les mémoires pour avoir été sacré champion du monde de la classe standard en 1965, piloté par François-Louis Henry.

L’ouvrage « SIREN C 30 S Edelweiss » est prévu pour septembre

C’est l’histoire de ce planeur magnifique, innovant et très moderne, à mi-chemin entre les classiques « bois et toiles » et la génération des planeurs en composites fibre de verre – résine, que nous préparons activement pour une sortie en septembre 2017. De la conception à la performance, situé dans le contexte de l’époque, l’Edelweiss a été le dernier représentant de l’époque pré-fibre de verre bien qu’il ait été lui-même construit en matériau composite sandwich, mais encore en bois-klégécel.

Cette monographie que souhaitons la plus complète possible, nous emmènera du bureau d’études de la SIREN jusqu’aux pistes des premiers vols des prototypes, des championnats du monde, aux centres nationaux et  clubs qui firent voler les 55 exemplaires produits. Enfin, les collectionneurs qui font encore voler les Edelweiss survivants nous montreront la passion avec laquelle ils entretiennent leur superbes planeurs.

En raison du tirage limité de cet ouvrage, nous proposons aux passionnés de réserver leur(s) exemplaire(s) grâce au bon de réservation en ligne. Un bon de commande définitif avec règlement sera adressé avant parution aux lecteurs qui auront réservé.

Bon de réservation