Dans les remous avec Joseph Thoret, aviateur et artiste

 

S’il fait partie de l’épopée de la naissance de l’aviation, Joseph Thoret (1892-1971) possède sa propre légende dans le milieu aéronautique. Sans doute son caractère direct et sans fioritures y est-il pour quelque chose mais sa trace dans le ciel se remarque surtout par ses expériences de vol en conditions particulières.

Joseph Thoret a cru très tôt aux caractéristiques aérologiques des régions de relief. Il soutient dès les années 1920 qu’une bonne connaissance des mouvements permettrait de sauver des équipages pris dans la tempête ou effrayés par la proximité des montagnes. Il va donc « y aller voir » lui-même puis, convaincu de la validité de ses expériences, va les enseigner dans sa fameuse « école des remous », à Istres.

Il éduque les pilotes à voler hélice calée dans les ascendances de pente favorables, évitant les mortels remous sous le vent, explore des sites en France, aux Alpilles, et en Afrique du Nord, à Biskra notamment. Personnage haut en couleurs, il a reçu maints surnoms, de « Thoret Tempête » à « Thoret Mont-Blanc » illustrant ses exploits.

Sa biographie, signée Lionel Pastre, nous révèle ce personnage tout d’un bloc mais attachant qui, abandonnant l’aviation pour la peinture s’installe dans les Alpilles pour coucher la beauté du site sur la toile sur la fin de sa vie.

Thoret Tempête, par Lionel Pastre. 274 pp. 29,00 euros.

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SIREN C30 – C30S – C34 EDELWEISS, un planeur champion du monde

En janvier 1963, l’Équipe de France de Vol à Voile part pour l’Argentine afin d’y participer au Championnat du monde qui se déroule à Junin, à quelques centaines de kilomètres à l’est de Buenos Aires. Elle est équipée du tout nouveau planeur de performances français, le C 30 Edelweiss, construit par la SIREN et conçu par Jean Cayla, l’ingénieur à qui l’on doit également les fameux planeurs Breguet 901 Mouette, 904 Nymphale, 905 Fauvette et 906 Choucas.

Deux fois champion du monde, en 1954 et 1956, le Breguet 901 devait connaître un successeur, ce fut le SIREN C 30 S. Second au championnat mondial de Junin, l’Edelweiss permet deux ans plus tard à François-Louis Henry de remporter les Championnat du monde de classe standard, en 1965 à South Cerney (Grande-Bretagne).

L’Edelweiss a été le premier planeur français à pilotage allongé, le premier construit en matériau composite («sandwich» bois-klégécel) et le premier planeur de la SIREN, son constructeur. Il cumulait innovation technologique, élégance de lignes et performances. Il est entré parmi les planeurs mythiques du vol à voile français notamment en raison de ses qualités de vol et de son pilotage extrêmement agréable. Il est l’un des derniers représentants de l’industrie vélivole nationale avant le déferlement des planeurs « plastiques » allemands…

Des Edelweiss volent encore pour d’heureux propriétaires qui peuvent pratiquer le grand tourisme aérien à son bord en goûtant au plaisir de son pilotage exceptionnel et à ses performances encore honorables.

Cet ouvrage retrace l’origine des études menées par Jean Cayla pour l’Edelweiss, sa construction, ses succès sportifs et son utilisation dans les clubs, illustré de nombreux documents, dessins et photos. Il est aussi un hommage à Jean Cayla et un retour sur le sport vélivole des années 1960.

Auteur : Roger Gaborieau.

Editions : Bleu Ciel diffusion, Le Creusot.

Format 21 x 29,7 (A4), 120 pages, broché. 28 € + port.

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L’AVIATION MILITAIRE 1914-1918, Traditions et Héraldique », de Philippe Jourdan

Disponible sur notre site, «L’aéronautique militaire de 1914-1918, traditions et héraldique», de Philippe Jourdan, est devenu en quelques mois un livre référence sur le sujet. Salué par la critique, il doit figurer dans la bibliothèque de tout amateur de cette période et de l’histoire de l’aviation militaire. L’auteur le propose avec, en bonus, dédicace personnalisée et un ex-libris, pour les clients de notre site.

Philippe Jourdan explique comme il a conçu son projet : « Le 2 août 1914, la France comptait 23 escadrilles pour 138 avions. Quatre ans plus tard, ce sont 619 escadrilles qui auront été créées « administrativement » pour 371 unités opérationnelles. Plus de 54 000 avions auront été construits… et 17 000 pilotes formés. 

Ce livre, « L’Aéronautique Militaire 1914-1918 », qui recense et raconte l’histoire de ces 619 escadrilles, va au-delà du corpus d’insignes des 371 escadrilles opérationnelles, car c’est l’histoire de la naissance de cette Aéronautique Militaire qui deviendra l’ Armée de l’Air que j’y raconte, au travers des évolutions de cette guerre, par ses dates, ses combats, tant sur les fronts que dans les couloirs des ministères et des états-majors. J’y explique aussi comment chaque escadrille a créée sa signature et sa personnalité …par cette « marque », l’insigne de l’Escadrille… reflet de l’expression de son caractère, de sa trempe, par celle d’un chef, d’un As… souvent créées d’opportunités, d’humour, d’un jeu de mot, d’une anecdote, d’un drame ou par de la dérision.. Ce sont des dizaines de « petites histoires » que je rapporte. Une sorte de livre à entrées multiples où l’on peux flâner entre les Escadrilles et les hommes.»

Ce livre est largement illustré et ponctué d’anecdotes et commentaires, comme par exemple ce qu’était une escadrille DCA ou une Escadrille Côtière, de la réalité et du pourquoi d’une véritable guerre au Maghreb… Comment un indien Séminole devint un fier guerrier Lakota… et de la «philosophie» d’un Marcel Jeanjean. Sans oublier les frasques guerrières de Gabrielle D’Annunzio… Dell’ultimo condottiere!

De son côté, Philippe Ballarini, du site Aérobibliothèque, écrit à propos de ce livre : «Il manquait un ouvrage synthétique, pratique, abordable qui permettrait à tous les publics de posséder une documentation de base sur les escadrilles, leurs insignes à l’Armistice et leur genèse, leurs appellations successives. Le choix délibéré de l’auteur de ne pas faire figurer les insignes successifs de certaines unités (même s’il les mentionne) permet, en seulement 117 pages, de couvrir la totalité des unités navigantes, auxquelles s’ajoutent une notice chronologique de 8 pages et quelques pages d’explications bien utiles. Chaque fois que ce fut possible, les dessins d’insignes ont été élaborés par deux infographistes à partir de photographies d’appareils, à la suite de l’analyse fine des dégradés d’époque, ainsi que de l’angle de prise de vue. Quand ce n’est pas le cas, l’auteur a l’honnêteté de citer sa source iconographique. Quelques profils couleur d’Alan D. Toelle (peut-être trop peu nombreux à notre goût) agrémentent utilement ces pages.

Ce sont plus de 600 escadrilles, camps, détachements qui sont ici présentés, tous accompagnés de leur insigne, à l’exception de 43 unités pour lesquelles aucune marque n’est parvenue à l’auteur en dépit de ses recherches… si tant est que lesdites unités en aient été dotées.

Ceux qui connaissent Philippe Jourdan le qualifient volontiers de méticuleux, voire de pointilleux. On notera son souci de proposer un ouvrage de qualité à un tarif abordable. Les insignes sont reproduits avec une finesse remarquable sur un papier couché demi-mat de 115g/m2 garantissant une excellente impression. Ce papier a subi un traitement anti-UV à des fins de bonne conservation. Certains pourraient regretter qu’un tel livre-outil ne dispose pas d’une couverture rigide, mais ce façonnage onéreux aurait copieusement influé sur le prix de vente, rendant cet ouvrage moins accessible.

Une édition qui séduira certainement le plus grand nombre et qui faisait défaut jusqu’à présent sur la question, en dehors des monuments déjà parus mais qui sont soit épuisés, soit onéreux, soit orientés différemment. »

OFFERTS : DÉDICACE PERSONNALISÉE ET EX-LIBRIS

Ce livre est  bilingue Français – Anglais. 120 pages, format 21×29,7 cm, Papier couché semi-mat 115g, vernis UV. Couverture souple.         Prix : 30,00 € + port

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