Tous les articles par Roger Gaborieau

« Vieilles Plumes » n° 26 est disponible

Le magazine 2017 « Vieilles Plumes » (n° 26) de la Commission historique de la Fédération française de vol à voile est disponible pour une commande en ligne.

Les amateurs d’histoire du vol à voile vont y trouver un dossier signé Michel de La Burgade sur le thème « Olympisme et vol à voile », retraçant les tentatives d’inscrire la compétition planeurs parmi les sports olympiques dans la période de l’entre-deux-guerres. Illustré de nombreuses photos, le dossier porte le sommaire suivant:

  1. Prologue
  2. Les orientations du mouvement olympique
  3. La genèse du planeur olympique
  4. Le choix du Meise
  5. Les successeurs du Meise
  6. La reprise du vol à voile en France

Format 21 x 29,7 cm, 80 pages couleurs , couverture souple.        25,00 € + port

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Dans les remous avec Joseph Thoret, aviateur et artiste

 

S’il fait partie de l’épopée de la naissance de l’aviation, Joseph Thoret (1892-1971) possède sa propre légende dans le milieu aéronautique. Sans doute son caractère direct et sans fioritures y est-il pour quelque chose mais sa trace dans le ciel se remarque surtout par ses expériences de vol en conditions particulières.

Joseph Thoret a cru très tôt aux caractéristiques aérologiques des régions de relief. Il soutient dès les années 1920 qu’une bonne connaissance des mouvements permettrait de sauver des équipages pris dans la tempête ou effrayés par la proximité des montagnes. Il va donc « y aller voir » lui-même puis, convaincu de la validité de ses expériences, va les enseigner dans sa fameuse « école des remous », à Istres.

Il éduque les pilotes à voler hélice calée dans les ascendances de pente favorables, évitant les mortels remous sous le vent, explore des sites en France, aux Alpilles, et en Afrique du Nord, à Biskra notamment. Personnage haut en couleurs, il a reçu maints surnoms, de « Thoret Tempête » à « Thoret Mont-Blanc » illustrant ses exploits.

Sa biographie, signée Lionel Pastre, nous révèle ce personnage tout d’un bloc mais attachant qui, abandonnant l’aviation pour la peinture s’installe dans les Alpilles pour coucher la beauté du site sur la toile sur la fin de sa vie.

Thoret Tempête, par Lionel Pastre. 274 pp. 29,00 euros.

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SIREN C30 – C30S – C34 EDELWEISS, un planeur champion du monde

En janvier 1963, l’Équipe de France de Vol à Voile part pour l’Argentine afin d’y participer au Championnat du monde qui se déroule à Junin, à quelques centaines de kilomètres à l’est de Buenos Aires. Elle est équipée du tout nouveau planeur de performances français, le C 30 Edelweiss, construit par la SIREN et conçu par Jean Cayla, l’ingénieur à qui l’on doit également les fameux planeurs Breguet 901 Mouette, 904 Nymphale, 905 Fauvette et 906 Choucas.

Deux fois champion du monde, en 1954 et 1956, le Breguet 901 devait connaître un successeur, ce fut le SIREN C 30 S. Second au championnat mondial de Junin, l’Edelweiss permet deux ans plus tard à François-Louis Henry de remporter les Championnat du monde de classe standard, en 1965 à South Cerney (Grande-Bretagne).

L’Edelweiss a été le premier planeur français à pilotage allongé, le premier construit en matériau composite («sandwich» bois-klégécel) et le premier planeur de la SIREN, son constructeur. Il cumulait innovation technologique, élégance de lignes et performances. Il est entré parmi les planeurs mythiques du vol à voile français notamment en raison de ses qualités de vol et de son pilotage extrêmement agréable. Il est l’un des derniers représentants de l’industrie vélivole nationale avant le déferlement des planeurs « plastiques » allemands…

Des Edelweiss volent encore pour d’heureux propriétaires qui peuvent pratiquer le grand tourisme aérien à son bord en goûtant au plaisir de son pilotage exceptionnel et à ses performances encore honorables.

Cet ouvrage retrace l’origine des études menées par Jean Cayla pour l’Edelweiss, sa construction, ses succès sportifs et son utilisation dans les clubs, illustré de nombreux documents, dessins et photos. Il est aussi un hommage à Jean Cayla et un retour sur le sport vélivole des années 1960.

Auteur : Roger Gaborieau.

Editions : Bleu Ciel diffusion, Le Creusot.

Format 21 x 29,7 (A4), 120 pages, broché. 28 € + port.

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L’AVIATION MILITAIRE 1914-1918, Traditions et Héraldique », de Philippe Jourdan

Disponible sur notre site, «L’aéronautique militaire de 1914-1918, traditions et héraldique», de Philippe Jourdan, est devenu en quelques mois un livre référence sur le sujet. Salué par la critique, il doit figurer dans la bibliothèque de tout amateur de cette période et de l’histoire de l’aviation militaire. L’auteur le propose avec, en bonus, dédicace personnalisée et un ex-libris, pour les clients de notre site.

Philippe Jourdan explique comme il a conçu son projet : « Le 2 août 1914, la France comptait 23 escadrilles pour 138 avions. Quatre ans plus tard, ce sont 619 escadrilles qui auront été créées « administrativement » pour 371 unités opérationnelles. Plus de 54 000 avions auront été construits… et 17 000 pilotes formés. 

Ce livre, « L’Aéronautique Militaire 1914-1918 », qui recense et raconte l’histoire de ces 619 escadrilles, va au-delà du corpus d’insignes des 371 escadrilles opérationnelles, car c’est l’histoire de la naissance de cette Aéronautique Militaire qui deviendra l’ Armée de l’Air que j’y raconte, au travers des évolutions de cette guerre, par ses dates, ses combats, tant sur les fronts que dans les couloirs des ministères et des états-majors. J’y explique aussi comment chaque escadrille a créée sa signature et sa personnalité …par cette « marque », l’insigne de l’Escadrille… reflet de l’expression de son caractère, de sa trempe, par celle d’un chef, d’un As… souvent créées d’opportunités, d’humour, d’un jeu de mot, d’une anecdote, d’un drame ou par de la dérision.. Ce sont des dizaines de « petites histoires » que je rapporte. Une sorte de livre à entrées multiples où l’on peux flâner entre les Escadrilles et les hommes.»

Ce livre est largement illustré et ponctué d’anecdotes et commentaires, comme par exemple ce qu’était une escadrille DCA ou une Escadrille Côtière, de la réalité et du pourquoi d’une véritable guerre au Maghreb… Comment un indien Séminole devint un fier guerrier Lakota… et de la «philosophie» d’un Marcel Jeanjean. Sans oublier les frasques guerrières de Gabrielle D’Annunzio… Dell’ultimo condottiere!

De son côté, Philippe Ballarini, du site Aérobibliothèque, écrit à propos de ce livre : «Il manquait un ouvrage synthétique, pratique, abordable qui permettrait à tous les publics de posséder une documentation de base sur les escadrilles, leurs insignes à l’Armistice et leur genèse, leurs appellations successives. Le choix délibéré de l’auteur de ne pas faire figurer les insignes successifs de certaines unités (même s’il les mentionne) permet, en seulement 117 pages, de couvrir la totalité des unités navigantes, auxquelles s’ajoutent une notice chronologique de 8 pages et quelques pages d’explications bien utiles. Chaque fois que ce fut possible, les dessins d’insignes ont été élaborés par deux infographistes à partir de photographies d’appareils, à la suite de l’analyse fine des dégradés d’époque, ainsi que de l’angle de prise de vue. Quand ce n’est pas le cas, l’auteur a l’honnêteté de citer sa source iconographique. Quelques profils couleur d’Alan D. Toelle (peut-être trop peu nombreux à notre goût) agrémentent utilement ces pages.

Ce sont plus de 600 escadrilles, camps, détachements qui sont ici présentés, tous accompagnés de leur insigne, à l’exception de 43 unités pour lesquelles aucune marque n’est parvenue à l’auteur en dépit de ses recherches… si tant est que lesdites unités en aient été dotées.

Ceux qui connaissent Philippe Jourdan le qualifient volontiers de méticuleux, voire de pointilleux. On notera son souci de proposer un ouvrage de qualité à un tarif abordable. Les insignes sont reproduits avec une finesse remarquable sur un papier couché demi-mat de 115g/m2 garantissant une excellente impression. Ce papier a subi un traitement anti-UV à des fins de bonne conservation. Certains pourraient regretter qu’un tel livre-outil ne dispose pas d’une couverture rigide, mais ce façonnage onéreux aurait copieusement influé sur le prix de vente, rendant cet ouvrage moins accessible.

Une édition qui séduira certainement le plus grand nombre et qui faisait défaut jusqu’à présent sur la question, en dehors des monuments déjà parus mais qui sont soit épuisés, soit onéreux, soit orientés différemment. »

OFFERTS : DÉDICACE PERSONNALISÉE ET EX-LIBRIS

Ce livre est  bilingue Français – Anglais. 120 pages, format 21×29,7 cm, Papier couché semi-mat 115g, vernis UV. Couverture souple.         Prix : 30,00 € + port

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LE CAP 10 B N°1 VOLE A BERNAY

Le premier CAP 10b de série, construit en 1969 par les ateliers de la CAARP (Avions Mudry), à Bernay (Eure),  a passé 27 années au sein de l’Armée de l’Air, principalement à l’École de l’Air, à Salon-de-Provence, avant d’être retiré du service et vendu par le Service des Domaines en 1996.

Acheté par un particulier, il a peu volé et et même resté sans voler au cours de ces huit dernières années. L’Aéro-Club de Bernay en a fait l’acquisition, l’a restauré et remis en vol à la fin août 2017, nous apprend Régis Biaux sur le site Aéroforums. Le n° 1 F-GPPM, côtoie le n°315, F-HEBV, devenu CAP 10C au sein du même aéro-club.

Sous les couleurs, le n° 1 portait les codes VS puis VC. Ce retour au sources est aussi un bel hommage à Auguste Mudry, disparu il y a 10 ans et qui aurait eu 100 ans cette année.

(Photos de Régis Biaux et collection R. Biaux)

LES AILES TRAGIQUES DES SCHNEIDER

Le 23 février 1918, le sous-lieutenant Henri-Paul Schneider, 22 ans, était abattu en combat aérien dans le ciel d’Alsace et décédait des suites de ses blessures. Fils aîné de la famille Schneider, du Creusot, il pilotait un Spad de l’escadrille SPA 49, une des plus exposées sur le front de l’Est où il volait au côté de son frère Jean Schneider, âgé de 21 ans.

Jean Schneider fait ensuite carrière à Aéronavale, Air Union puis Air France en qualité de secrétaire général entre les deux guerres. Proche de Saint-Exupéry, Costes, Guillaumet et bien d’autres pionniers de la Ligne, il a été l’un des artisans des lignes africaines et transatlantique nord. Il reprend le combat en 1940 au sein du GC I/3, aux commandes d’un des premiers Dewoitine D.520, à l’âge de 44 ans, devenant un des plus vieux pilotes de chasse de la Campagne de France. Après deux victoires au combat, il est abattu le 23 mai 1940, au cours de la fameuse « mission sur Arras ». Il protégeait un vol de reconnaissance de son ami Antoine de Saint-Exupéry et échappa de peu à la mort… Le pilote écrivain évoquera ce fait d’armes dans le célèbre roman « Pilote de guerre », paru en 1942 chez Gallimard..

L’épouse de Jean Schneider, Françoise Schneider, à l’origine de la création des Infirmières pilotes secouristes de l’Air (IPSA), le célèbre corps aérien affilié à la Croix-Rouge, a laissé un nom synonyme de courage et de dévouement. Jean et Françoise Schneider devaient trouver la mort lors d’un vol qui les ramenait d’Alger à Paris en novembre 1944, près du Creusot dans l’accident d’un B 24 Liberator britannique.

Le destin aurait pu faire des frères Henri-Paul et Jean Schneider des maîtres de forges, suivant les pas de leur père à la tête d’un empire industriel colossal. Il leur a tracé une autre voie, à la fin tragique…

Par Roger Gaborieau,

Éditions Bleu Ciel diffusion. Parution en février 2018.

Broché, 200 pages environ. Nombreuses photos.

En souscription 16 € + port jusqu’au 31 janvier 2018.

Prix après parution : 21,10 € + port.

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VIEILLES PLUMES, La revue de la commission historique du Vol à voile disponible chez vous

 
Grâce à un accord avec la Fédération française de vol à voile (FFVV), la revue « Vieilles Plumes », éditée par sa Commission historique, est désormais disponible sur notre site.
 
Cette revue annuelle est une mine d’informations sur l’histoire du vol à voile. Elle publie les recherches et articles réalisés par les membres de la Commission historique de la FFVV et traite en particulier d’un dossier principal qui compose le thème du numéro. Publiée sous une nouvelle présentation, plus « professionnelle » depuis 2016, elle met en valeur ces recherches, richement illustrées grâce aux archives de la commission et celles du musée Espace Air Passion, d’Angers.
 
Dans un premier temps, le n° 25 (2016) est disponible. Il présente l’histoire du planeur Arsenal AIR 100 et celle du concours national US de Wichita Falls, en 1947, où les Français et l’Air 100, avec Eric Nessler et Adrien Valette, le SO-P1 avec Paul Lepanse et le Nord 2000 avec Paul Didion, ont honorablement défendu les couleurs. Un dossier sur le SO-P1 complète le thème et un article consacré à Antoine Bourdarot vient conclure ce numéro.
 
Le n° 26, titré « Olympisme et vol à voile » sera disponible fin après le congrès de la Commission, prévu début décembre.
 
Le numéro : 25 € + port.

LE cap 232 n°18 AU MUSÉE D’ANGERS

Le CAP 232 n° 18 Charlie Alpha, ancienne monture de l’Équipe de voltige de l’armée de l’Air (EVAA), vient de trouver sa place dans l’Espace Air Passion, à Angers-Marcé. Entré dans les collections du musée angevin il y a quelques années, il avait été stocké en attendant d’être exposé à l’admiration des visiteurs.

Jusqu’au début des années 1980, l’EVAA se présentait en compétition sur le célèbre CAP 20 de Mudry. Au début de l’année 1984, l’armée de l’Air demande à la société Mudry d’étudier un avion répondant aux exigences de la compétition moderne, pour remplacer les Cap 20 standard. Le Cap 230 voit ainsi le jour. Il participe au championnat du Monde 1986 sous les couleurs de l’Equipe de voltige de l’Armée de l’air et au championnat d’Europe 1987. En 1988, lors du championnat du Monde au Canada, nos pilotes ont remporté deux médailles d’or et trois de bronze.

La course à la puissance voit ensuite arriver le CAP 231 sur lequel en 1990 l’EVAA est championne du Monde. Puis en septembre 1999, l’EVAA est équipée de Cap 232, avion qu’elle gardera jusqu’en août 2005 avant de le remplacer par l’Extra 330 sur lequel elle se produit actuellement.

Le n°18 CA est une magnifique machine de voltige de 300 ch qui complète bien la présentation du CAP 10 n°6 déjà exposé dans le musée. Tous deux témoignent du talent de la regrettée maison Mudry, de Bernay (Eure) dont les avions ont accumulé les podiums dans les rencontres internationales.

Angers- Marcé : QUAND LES ARCHIVES S’EXPOSENT

Espace Air Passion présente pour la première fois au grand public, une exposition temporaire dédiée à son centre d’archives et ses richesses dans le hall d’exposition de l’Espace Air Passion, à Angers Loire Aéroport. Cette exposition exceptionnelle est proposée pendant les vacances d’été, du samedi 1er juillet au jeudi 31 août 2017.

Par le biais de 18 panneaux explicatifs, les visiteurs partent à la découverte des richesses et raretés préservées par l’association (plans, photographies, manuscrits, livres, revues…). Les archives sont présentées par thématiques (construction, aérostation, vol à voile, aéromodélisme…) et périodes historiques. Le fonctionnement du centre des archives est expliqué.

C’est aussi l’occasion de découvrir les différentes utilisations des documents et de l’intérêt de conserver ce pan du patrimoine français.

Une visite guidée « Archives Aéro » le mardi

Une visite guidée dédiée à cette exposition « Archives Aéro » et de la salle des archives est programmée chaque mardi (sauf le 15 août), de 10h30 à 12h00. Sur réservation (info@museeaviation- angers.fr ou 02 41 33 04 10). Nombre de places limité (10 personnes).

Le musée conserve une des plus importantes collections d’archives aéronautiques de France et d’Europe. Le centre de documentation est accessible aux historiens, journalistes, étudiants ou passionnés. Le fonds réunit une bibliothèque de plus de 10 000 références, 350 titres de presse du XIXe au XXe siècle, 200 000 clichés, 600 liasses de plans. L’ensemble représente 3 000 mètres linéaires.

Créé en 1981 et implanté depuis septembre 2000 sur la plate-forme d’Angers Loire Aéroport, Espace Air Passion expose sur 3 500 m2 des avions, des planeurs ayant marqué l’histoire de l’aviation, certains très rares, voire uniques au monde. Il vise à faire vivre notre patrimoine aéronautique et offrir rêve et plaisir au public. Ouvert en particulier vers les familles, Espace Air Passion a reçu le 6 mars 2013 le label qualité tourisme.

Conditions d’accès :

Ouverture du mardi au samedi, de 10 h00 à 12 h00 et de 14 h00 à 18 h00, le dimanche de 10 h00 à 12 h00 et de 15h00 à 19 h00. Fermé le lundi.

Tarifs : Plein tarif 6 €, tarifs réduits 3 € (chômeurs, étudiants, handicapés, enfants de 7 à 18 ans), Cezam 5 €, Pass Famille 15 €. Le billet d’entrée permet la visite de l’exposition temporaire, de la collection permanente et des ateliers de restauration.

Le Moynet 360-6 JUPITER Grand Prix du patrimoine 2017

Arrivé en fin de restauration à l’état de vol, le Moynet 360-6 Jupiter d’Angers vient d’obtenir le Grand Prix du Patrimoine 2017 – Coupe GIFAS, décerné par l’Aéro-Club de France et le Groupement des industries françaises de l’aéronautique et de l’espace.

Exemplaire unique en état de vol, le Moynet 360-6 Jupiter n° 01  F-BLKY est entré en restauration au Musée régional de l’Air, Espace Air Passion d’Angers-Marcé il y a une dizaine d’années. Débarrassé de son matériel d’essais, ausculté de fond en comble, repeint à neuf selon sa livrée de 1964, le Jupiter a connu récemment ses premiers essais moteurs. Ce bimoteur d’affaires de formule push-pull et de deux fois 295 ch est l’œuvre de André Moynet, ingénieur, inventeur, ancien du Normandie-Niemen et homme politique.

S’il n’a pas trouvé de débouché industriel à son avion construit à trois prototypes par Matra, André Moynet n’en avait pas moins réalisé une machine magnifique, très pure et beaucoup plus performante que ses homologues américains.

Les efforts de l’équipe d’Angers-Marcé constants et réguliers pour redonner son prestige à ce bel avion se voient ainsi justement récompensés. On attend avec impatience les premiers vols et les présentations en meeting du Jupiter, un autre symbole du savoir-faire aéronautique français.