Cap’tain Mike, les tribulations d’un pilote français mélomane en Amérique

 

 

 Michel Léveillard est un enfant de la guerre. En 1944, il quitte l’école sans même avoir le Certificat d’études, mais avec une vocation déjà ancrée pour l’aviation. Aux États-Unis, il vivra son rêve américain et aéronautique, devenant là-bas Cap’tain Mike, commandant de bord chez Eastern Airlines. Il lui faudra pour cela beaucoup de travail, de persévérance et de détermination, porté par le feu sacré de l’amour du vol. Il terminera sa carrière, non seulement comme pilote, mais aussi comme ingénieur consultant, spécialisé dans la recherche d’économies sur les avions de ligne.

 Instructeur, il affiche un joli palmarès de 27 000 heures de vol, 221 élèves formés sur tous types d’appareils, du planeur-école au quadriréacteur. Plusieurs textes, de la main même de Cap’tain Mike, sont inclus dans cette biographie. Il nous raconte ainsi ce que furent des avions légendaires comme le Stampe ou le Lockheed Constellation, il nous emmène aussi avec lui dans quelques aventures aux confins du Cercle polaire. Avec ces « tribulations d’un pilote français mélomane en Amérique », c’est l’itinéraire passionnant d’un personnage passionné qui nous est raconté.

 L’auteur

Jean-Noël Violette est ingénieur, diplômé de l’École nationale de l’aviation civile (ENAC), pilote avion et instructeur planeur. Il travaille comme professeur au ministère de la Jeunesse et des Sports. Amené à des recherches historiques dans le domaine de l’aviation pour l’écriture d’un précédent ouvrage, il a été conduit à croiser la route de Cap’tain Mike. Leur amitié à distance s’est alors cristallisée autour de lieux aéronautiques mythiques et d’une passion commune pour l’histoire aéronautique. Cet ouvrage est le fruit de cette rencontre exceptionnelle.

 20 € + port

ATTENTION TIRAGE LIMITÉ, RÉSERVATION CONSEILLÉE.

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 Editeur : Bleu Ciel Diffusion

Format 16 x 24 cm

112 pages, 146 photos et illustrations.

Disponible en octobre 2019

Nos dernières créations

 

Nos deux dernières créations, éditées par la mission Mémoire de l’Aviation civile de la DGAC, ont porté sur deux ouvrages passionnants qui apportent leur contribution à l’histoire aéronautique de notre pays.

« L’information aéronautique à ciel ouvert » retrace le chemin parcouru dans le domaine de l’édition des cartes et NOTAM destinés à la sécurité des aviateurs, des origines jusqu’à 2010.

Des cartes routières des débuts aux cartes aéronautiques d’aujourd’hui, le livre (collectif) sous la direction de Pascal Sénard, de la Direction de la navigation aérienne, évoque les négociations internationales, les techniques mises en oeuvre, l’arrivée de l’informatique et du numérique dans l’information des pilotes.

Largement illustré, il est un bon outil pour comprendre et mieux apprécié le travail du Service de l’Information aéronautique, du contrôle aérien et de tout l’environnement impliqué dans cette dimension un peu ignorée de l’aviation.

« Voler ou ne pas voler… Telle est la question », de Jean-Marie Klinka.

Ingénieur aéronautique, Jean-Marie Klinka est le « père » des CAP 20, CAP 20L, CAP 230, 231 et 232. Dans un premier temps, il avait évoqué quelques-uns de ses souvenirs dans un ouvrage aujourd’hui publié dans une version plus importante, illustrée de nombreuses photos et documents et complétée par la seconde partie de sa carrière (qui manquait dans la première version).

Après de nombreuses années passées sur la planche à dessin, sa maîtrise du logiciel CATIA le conduit à concevoir, entièrement en CAO, un avion composite, l’Oryx, optimisé pour le vol en croisière rapide.

Ses cultures « bois » et « composites » lui permettront de dévelop- per, en 1988, à l’ENSICA, une technologie «bois-carbone» qui a fait ses preuves récemment avec le CAP 10BK. Une partie non négligeable de sa carrière a été consacrée à l’enseignement dans les écoles d’ingénieurs, ENSICA et Sup’Aéro et ESEM… En 2002, il rejoint la grande maison, la DGAC, pour se consacrer à la certification des avions légers. Il consigne ici quelques souvenirs, interviewé par Jean-Christian Bouhours.

LES AILES TRAGIQUES DES SCHNEIDER, PRIX CHARLES DOLLFUS 2019

Notre ouvrage « Les ailes tragiques des Schneider » a été récompensé récemment par le Prix Charles Dollfus 2019, décerné par l’Aéro-Club de France.

Fidèle à une tradition remontant à 1936, la Commission Histoire, Arts et Lettres de l’Aéro-Club de France décerne chaque année «plusieurs prix et diplômes aux meilleures œuvres littéraires récentes ayant un rapport culturel avec l’aviation».

Ainsi, le Grand Prix littéraire récompense «un auteur pour un ouvrage aéronautique ou spatial présentant d’indéniables qualités littéraires». Le Prix de l’AeCF récompense «un auteur pour un ouvrage mettant en avant la culture aéronautique ou spatiale». Le Prix Charles Dollfus récompense un auteur pour un ouvrage historique. Le Prix Alphonse Malfanti récompense un auteur pour un beau livre. Le diplôme de l’AeCF récompense un auteur pour un ouvrage technique. Ces prix sont sponsorisés par Air France, ADP, Bell & Ross, la DGAC, Socatec et Dimatex.

Après un diplôme, reçu en 2017, pour la monographie du Rallye (Rallye, le dernier des Morane, Bleu Ciel diffusion), nous avons eu la fierté d’être de nouveau apprécié par le jury de la commission Histoire, Arts et Lettres, présidé par Jean-François Feuillette. Un grand merci pour cet honneur.

Le Prix Charles Dollfus nous a été remis par Catherine Maunoury, présidente de l’AéCF, Odile Chérel, cheffe de cabinet du directeur général de l’Aviation civile, Philippe Lacroute, président de la commission, Jean-François Feuillette, président du jury, en présence de Mme Dominique Schneider, écrivaine et nièce d’Henri-Paul, Jean et Françoise Schneider, dont les vies sont évoquées dans l’ouvrage.

 

Le palmarès des prix littéraires 2019 de l’Aéro-Club de France:

– Grand Prix littéraire : « Roissy », de Tiffany Tavernier (Ed. Sabine Wespieser, 2018).
– Prix de l’Aéro-Club de France : « Pilotes de combat », de Nicolas Mingasson (Ed. Les Belles Lettres, 2018).
– Prix Charles Dollfus : « Les Ailes tragiques des Schneider », par Roger Gaborieau (Ed. Bleu Ciel, 2018).
– Prix Malfanti : « Aéroport Charles de Gaulle », par Julien Scavini (Ed. ETAI, 2018).
– Diplômes de l’AeCF : « René Fonck », par Damien Accoulon (Ed. Privat, 2018), « Le Serment de Piana », de François Suchel (Ed. Paulsen, 2018) et « Les Ailes de l’Humanitaire », de Stéphane Dugast & Zeppelin (Ed. de La Martinière, 2018).

Vieilles Plumes n° 27: Championnat du Monde 1978 et Rhönbussard

Le Championnat du Monde de Vol à Voile de 1978, à Châteauroux, reste dans l’esprit des vélivoles français comme une grande réussite. Son organisation, son site et une belle météo en ont fait un des mondiaux qui ont marqué l’histoire du vol à voile.

L’équipe de France composée de Jacques Rantet et François-Louis Henry en classe Libre, de Michel Reculé et Michel Mercier, en classe Standard, s’est même offert deux places de podium le jour de la remise des prix.

Vieilles plumes n° 27, la revue de la Commission historique de la Fédération Française de Vol en Planeur, retrace dans son dossier principal, cette belle aventure pour les volontaires qui firent fonctionner la lourde mais efficace machine sportive.

A travers le récit de Michel Battarel, journaliste à Aviasport à l’époque et témoin direct de cet événement, le lecteur est plongé dans la compétition : les vols, la préparation, les briefings, les anecdotes qui ont émaillé ce Championnat du Monde. Chacun y tint un rôle important, encadré par la jeune Fédération Française de Vol à Voile, devenue cette année Fédération Française de Vol en Planeur.

La seconde partie de ce numéro est consacré à l’étude des DFS 33 Rhönbussard français. Le planeur allemand, concurrents des productions françaises d’avant-guerre, a participé à la relance du vol à voile en France après la Libération. Comme bon nombre d’autres modèles, quelques exemplaires ont été saisis par les libérateurs pour être utilisés dans les clubs dépourvu de matériel à la suite du conflit. L’auteur, Christian Ravel, nous raconte aussi la préservation du dernier modèle de Rhönbussard en France, à l’Espace Air Passion d’Angers.

Format 21 x 29, 7 cm. 80 pages. Couverture souple.

25,00 € + port

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L’HISTOIRE DES VOLS POSTAUX EN URUGUAY

Histoire des vols postaux en Uruguay (1910-1950)

Par Lionel Pastre

DISPONIBLE ! 

Uruguay, terre aéronautique ? Certainement, répond Lionel Pastre. Depuis les débuts de l’aviation, l’Uruguay a fait voler des avions et leur a très vite confié une mission primordiale : convoyer le courrier. Saint-Exupéry, Mermoz, Guillaumet et bien d’autres ont sillonné son ciel sous la bannière de l’Aéropostale avant que les compagnies locales se créent et rivalisent avec les compagnies aériennes américaines et européennes.

Il en reste aujourd’hui une mine de réjouissance pour les amateurs d’aérophilatélie et d’aviation, tant par la richesse des timbres, que celle des documents (lettres, marques, oblitérations…) qui rappellent cette époque de pionniers. Archives rares, intrigantes ou encore émouvantes selon les époques, elles révèlent les aléas parfois dramatiques subis par « les facteurs du ciel »…

Lionel Pastre est pilote de planeur et, à ce titre, nous a déjà fourni un remarquable ouvrage (Records pour l’éternité, histoire des vols dans les Alpilles) et une biographie de Joseph Thoret (Thoret-Tempête). Il est aussi philatéliste depuis son adolescence et devenu aéro-philatéliste pour marier ses deux passions. Passionné également de l’Uruguay, il nous offre une étude des vols postaux dans ce pays entre 1910 et 1950, donnant une grande place aux illustrations, tant philatéliques qu’aéronautiques.

L’ouvrage est destiné à ce double public et chacun y trouvera matière à intérêt tant l’auteur réussit bien à nous passionner sur chaque volet qu’il développe…

Broché couverture souple, impression sur papier couché 115 g/m2. Format 21 x 29,7 cm, 116 pages, 255 illustrations.

18,00 € + port

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LE MOYNET 360-6 « JUPITER » DE NOUVEAU EN VOL

Le Moynet 360-6 Jupiter a de nouveau pris l’air à Angers-Marcé, après de longues années de restauration dans les ateliers d’Espace Air Passion.

Ce bimoteur push-pull de 2 x 295 ch Continental est le résultat d’un projet d’avion d’affaires français mené par André Moynet, ingénieur aéronautique et ancien pilote du Normandie-Niemen, au début des années 1960, avec l’aide de Lucien Thiélès. Trois prototypes étaient nés de leurs travaux : le Moynet 360-4 quadriplace, de 2 x 200 ch, une seconde cellule destinée aux essais statiques, puis le 360-6 Jupiter, six places, seul exemplaire en état de vol aujourd’hui.

S’il n’eut pas de suite industrielle malheureusement, le Jupiter reste un bel avion, doté d’une aile très pure grâce à la formule push-pull et de performances tout bonnement époustouflantes : il vole sur un moteur mais mieux, peut décoller sur un moteur à la masse maxi comme cela a été prouvé par un vol sous contrôle d’huissier. Il offre ainsi une sécurité nettement supérieure à ces homologues de l’époque. Quant à ses performances, elles dépassent également allègrement celles admises en son temps.

Le F-BLKY, certifié et propriété d’André Moynet, a servi pendant quelques années à des vols privés puis en aéro-club avant d’être attribué au GPPA (Groupement pour la préservation du patrimoine aéronautique) d’Angers où il a été stocké. Dans les années 2000, après avoir été l’objet de premières intentions de restauration, le travail structuré a été organisé autour d’une équipe de restaurateurs expérimentés et compétents.

L’avion ne présentait pas de dommages irrémédiables, mais il devait être débarrassé de son matériel d’essais, encore à bord en partie, et entièrement révisé. Les réservoirs structuraux de carburant posaient quelques problèmes d’étanchéité et les ailes devaient recevoir une réparation complexe, qui fut effectuée dans les ateliers d’Airbus Saint-Nazaire (Loire-Atlantique).

Un long et patient travail s’étalant sur plusieurs années a ensuite progressé avec une régularité remarquable jusqu’aux
récents premiers essais de moteurs, de roulage puis le nouveau premier vol, effectué fin juillet par Christian Ravel, responsable des archives au musée Espace Air Passion, seul pilote ayant les compétences pour ce type d’avion, sur lequel il avait effectué par le passé bon nombre d’heures d’instruction.

Un magnifique exemple de persévérance et de talent pour les bénévoles angevins…

RG

Photo Espace Air Passion

Le vol d’initiation en planeur

Au printemps, le ciel retrouve le bleu et les cumulus. Les planeurs, eux, retrouvent la piste, le treuil, le remorqueur. Tout au long de la saison, les vélivoles vont recevoir des candidats à un « vol d’initiation », une découverte du vol en planeur, du vol à voile. Guidé par un instructeur ou simplement par un pilote qualifié pour emmener un passager, ce candidat va passer un bon moment sur l’aérodrome pour voler 30 à 40 minutes dans le silence seulement troublé par le bruit de l’air sur les ailes.

Ce grand moment du premier vol mérite d’être préparé, décrit et guidé « par ceux qui savent » afin d’en décupler le plaisir de celui qui découvre. Car le vol d’initiation en planeur peut être techniquement réussi et psychologiquement raté. Entre le pilote qui veut montrer qu’il en est un ou le pilote scientifique qui assomme son passager d’équations et de points de polaire, le baptême de l’air en planeur est parfois loin de la simple magie de voler comme un oiseau. Un écueil qui peut fabriquer un passager déçu ou effrayé par ce qu’il devra apprendre, quand ce n’est pas le sentiment d’avoir dérangé une confrérie bien hermétique…

Ce petit livre, signé Jean Molveau, journaliste et vélivole, publié aux éditions Cepaduès est d’ailleurs plutôt un livret en raison de son petit format, se développant sur 60 pages agrafées, bien illustré. Visiblement, on n’a pas recherché le luxe, mais le côté pratique : solide, il tient dans la poche et résume les connaissances suffisantes pour comprendre le moment magique qu’on va vivre.

Car c’est bien le contenu qui importe en l’occurrence. Voilà une approche du monde vélivole intelligente, simple et concrète. Ce livret est l’outil qui manquait à l’accueil sur le terrain, des curieux, de ceux qui veulent en savoir plus sur ce sport et l’essayer. Connaissances de l’aérodrome, du planeur, du cadre légal, des compétences du pilote et du déroulement d’un vol étape par étape, des possibilités offertes par le vol à voile, des performances, sont décrits en langage clair, sans jargon, avec seulement les termes essentiels à la compréhension du vol.

Si ce livret est destiné à celui ou celle qui va effectuer son premier vol en planeur, il semble également essentiel qu’il tombe entre les mains des pilotes qui « baptisent » régulièrement. Il leur fournira le fil de la préparation du vol sans noyer le passager sous un déluge de termes abscons ou de notions qui échappent au néophyte. Il leur permettra de répondre simplement aux questions posées, fera du pilote un bon ambassadeur du vol à voile amenant le « baptisé » à transformer l’essai et, pourquoi pas ? prendre une licence au club.

Enfin, glissé l’air de rien entre les mains de jeunes en recherche d’un sport pas comme les autres, ce livret devrait être un accoucheur de passions futures. Son aspect, d’abord modeste prend là tout son intérêt : il est facile à faire circuler. Espérons qu’il sera bien exploité par les clubs soucieux de leur avenir et de l’accueil des nouveaux venus…   RG

Le vol d’initiation en planeur, par Jean Molveau, Cépaduès éditions.

« Vieilles Plumes » n° 26 est disponible

Le magazine 2017 « Vieilles Plumes » (n° 26) de la Commission historique de la Fédération française de vol à voile est disponible pour une commande en ligne.

Les amateurs d’histoire du vol à voile vont y trouver un dossier signé Michel de La Burgade sur le thème « Olympisme et vol à voile », retraçant les tentatives d’inscrire la compétition planeurs parmi les sports olympiques dans la période de l’entre-deux-guerres. Illustré de nombreuses photos, le dossier porte le sommaire suivant:

  1. Prologue
  2. Les orientations du mouvement olympique
  3. La genèse du planeur olympique
  4. Le choix du Meise
  5. Les successeurs du Meise
  6. La reprise du vol à voile en France

Format 21 x 29,7 cm, 80 pages couleurs , couverture souple.        25,00 € + port

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Dans les remous avec Joseph Thoret, aviateur et artiste

 

S’il fait partie de l’épopée de la naissance de l’aviation, Joseph Thoret (1892-1971) possède sa propre légende dans le milieu aéronautique. Sans doute son caractère direct et sans fioritures y est-il pour quelque chose mais sa trace dans le ciel se remarque surtout par ses expériences de vol en conditions particulières.

Joseph Thoret a cru très tôt aux caractéristiques aérologiques des régions de relief. Il soutient dès les années 1920 qu’une bonne connaissance des mouvements permettrait de sauver des équipages pris dans la tempête ou effrayés par la proximité des montagnes. Il va donc « y aller voir » lui-même puis, convaincu de la validité de ses expériences, va les enseigner dans sa fameuse « école des remous », à Istres.

Il éduque les pilotes à voler hélice calée dans les ascendances de pente favorables, évitant les mortels remous sous le vent, explore des sites en France, aux Alpilles, et en Afrique du Nord, à Biskra notamment. Personnage haut en couleurs, il a reçu maints surnoms, de « Thoret Tempête » à « Thoret Mont-Blanc » illustrant ses exploits.

Sa biographie, signée Lionel Pastre, nous révèle ce personnage tout d’un bloc mais attachant qui, abandonnant l’aviation pour la peinture s’installe dans les Alpilles pour coucher la beauté du site sur la toile sur la fin de sa vie.

Thoret Tempête, par Lionel Pastre. 274 pp. 29,00 euros.

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SIREN C30 – C30S – C34 EDELWEISS, un planeur champion du monde

En janvier 1963, l’Équipe de France de Vol à Voile part pour l’Argentine afin d’y participer au Championnat du monde qui se déroule à Junin, à quelques centaines de kilomètres à l’est de Buenos Aires. Elle est équipée du tout nouveau planeur de performances français, le C 30 Edelweiss, construit par la SIREN et conçu par Jean Cayla, l’ingénieur à qui l’on doit également les fameux planeurs Breguet 901 Mouette, 904 Nymphale, 905 Fauvette et 906 Choucas.

Deux fois champion du monde, en 1954 et 1956, le Breguet 901 devait connaître un successeur, ce fut le SIREN C 30 S. Second au championnat mondial de Junin, l’Edelweiss permet deux ans plus tard à François-Louis Henry de remporter les Championnat du monde de classe standard, en 1965 à South Cerney (Grande-Bretagne).

L’Edelweiss a été le premier planeur français à pilotage allongé, le premier construit en matériau composite («sandwich» bois-klégécel) et le premier planeur de la SIREN, son constructeur. Il cumulait innovation technologique, élégance de lignes et performances. Il est entré parmi les planeurs mythiques du vol à voile français notamment en raison de ses qualités de vol et de son pilotage extrêmement agréable. Il est l’un des derniers représentants de l’industrie vélivole nationale avant le déferlement des planeurs « plastiques » allemands…

Des Edelweiss volent encore pour d’heureux propriétaires qui peuvent pratiquer le grand tourisme aérien à son bord en goûtant au plaisir de son pilotage exceptionnel et à ses performances encore honorables.

Cet ouvrage retrace l’origine des études menées par Jean Cayla pour l’Edelweiss, sa construction, ses succès sportifs et son utilisation dans les clubs, illustré de nombreux documents, dessins et photos. Il est aussi un hommage à Jean Cayla et un retour sur le sport vélivole des années 1960.

Auteur : Roger Gaborieau.

Editions : Bleu Ciel diffusion, Le Creusot.

Format 21 x 29,7 (A4), 120 pages, broché. 28 € + port.

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DES LIVRES POUR LES PASSIONNÉS D AVIATION LÉGÈRE